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NOTRE HISTOIRE SOCIÉTÉ ROYALE DE TIR SAINT ETIENNE DE MONTZEN



HISTORIQUE DE LA SOCIETE


Les archives de valeur sont pratiquement inexistantes, trois incendies ayant eu raison de tout ce qui subsistait. Néanmoins, on peut lire dans un manuscrit daté du 10 juin 1715 que le très noble seigneur V. A. C.  van der Heyden, nommé Belderbusch, seigneur de Stréverstrop a renouvelé les statuts de la Gilde de la Société de Tir du ban de Montzen à cette date.


Parmi les 23 articles, nous notons au passage :


• Chaque année on hissera un oiseau à Montzen, sur la place et nulle part ailleurs, et on le tirera le mardi de la pentecôte, après-midi.


• Tous les confrères sont tenus de comparaître, les empêchés doivent avertir le président, sauf les membres de la vieille noblesse et les vieillards.


• La mise sera d’un schilling pour les anciens et de deux pour les nouveaux membres.


• Celui qui tirera l’oiseau recevra la valeur d’une pistole, sans être obligé de payer à boire aux confrères.


• Le jour du tir à l’oiseau, le maître de la Confrérie donnera deux tonneaux de bière, au plus.


• Les maîtres-tireurs seront libérés de toute cotisation en dédommagement de de leurs peines.


• A celui qui tirera l’oiseau trois fois, la Confrérie sera obligée de payer deux pistoles.


• Pour commencer le tir, le très noble seigneur de Montzen aura le 1er coup, un officier le 2ème, et le 3ème, le roi.


• Les balles et les flèches en fer sont interdites.


• Celui qui tirera l’oiseau ne pourra l’emporter chez lui, il devra le remettre aux maîtres-tireurs pour être gardé par ceux-ci.


• Il ne suffit pas de tirer l’oiseau seul, mais aussi la plaque de fer qui l’entoure.



Ainsi donc se sont fondées une à une les Confréries de Carabiniers de la région qui avaient presque toutes pour mission de veiller en armes sur les objets sacrés de la procession.


La plupart d’entre elles, et parmi les plus vieilles, ont choisi le patron de la paroisse comme patron de leur confrérie et les plus anciennes existant actuellement sont précisément celles des villages érigés en ban à l’époque, c’est-à-dire : Montzen (1662), Walhorn (1706), Baelen (1719), et plus vieilles encore Visé et ses Gildes d’Arquebusiers et d’Arbalétriers. Sans oublier la Confrérie des tireurs de Saint Nicolas, d’Aubel (1589) et Eupen (1213).


Tous les villages de la région ont leur Société de Tir, beaucoup ont plus de 150 ans d’existence et La Calamine / Neu-Moresnet, avec ses 8 Sociétés constituées, est sans conteste l’agglomération la plus florissante au point de vue du tir considéré comme discipline sportive.

 

Le tir du Roy étant une des principales activités récréative de la Gilde, les statuts successifs y ont toujours consacré plusieurs paragraphes.


Dans un remaniement de 1756 dont l’auteur n’est pas connu, il est clairement indiqué que :


Le Roy touchera 10 florins et non pas l’ensemble des mises, mais que, par contre, il est tenu de donner à l’oiseau (l’emblème) une médaille en argent gravée à son nom ou à ses armoiries.


La procession et la messe pour les membres défunts étant obligatoires, il est également dit qu’à l’offrande, il y a un minimum à déposer, sous peine d’une amende d’un demi schilling.


Le surplus de la caisse doit servir à l’embellissement de la procession pour laquelle on achètera chaque année 2 cierges. Le reste du surplus doit servir à l’embellissement de la fête.


La bonne conduite et la bonne tenue des membres est de rigueur et l’exclusion  peut être prononcée contre les coupables.


Des archives plus récentes, datant de 1902, font une seule fois état d’une radiation.



 La Société s’est toujours composée d’un nombre plus ou moins restreint de membres auxquels venaient s’ajouter, lors du tir du roi, ceux qui payaient la mise réglementaire. A la tête il y avait un président, un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un adjudant, un sergent, voire un caporal ainsi que le porte-drapeau.

Le nombre de membres actifs n’était jamais très élevé : dix en 1902, porté à treize en 1945, et à vingt en 1961. Il n’était ainsi pas possible d’avoir une ou des équipes de bons tireurs, puisqu’une fois mariés, les membres devaient démissionner, leur séjour à la Société n’étant  en moyenne que de 5 à 6 ans.

 Une pièce des archives, datant du 25 juillet 1831, et écrite des mains du Baron Edouard de Broich, prévoit néanmoins l’élargissement des cadres de la Société en créant les statuts du membre cotisant honoraire. Dès lors, les fonctions d’organisateurs de la kermesse annuelle se précisent au sein de la Société.


A part les fêtes de tir où l’on ne faisait que figurer pour la cause expliquée ci-dessus, le tir au premier sortant, qui se pratique depuis très longtemps, constituait la principale activité de tir et était plus une distraction de kermesse qu’un exercice de tir.


Un livre de comptes commencé en 1884 mentionne pour la 1ère fois cette année-là des dépenses occasionnées par une fête de tir. Il ressort donc clairement que les Confréries de tir se rencontraient à des concours dont l’origine et les règlements ne nous sont actuellement pas connus.


Le cortège du jour de l’ouverture d’un concours de tir constituait un événement folklorique de choix où les Sociétés, magnifiquement costumées, se disputaient les prix de la meilleure discipline, tandis qu’individuellement les porte-drapeaux et les commandants concouraient pour les prix de la meilleure allure. Actuellement, ces cortèges ne se forment plus en guise d’ouverture d’une fête de tir, mais plutôt lors des cérémonies organisées pour célébrer un anniversaire d’une Société.


Les rois, dont certains sont accompagnés de leur reine, y portent encore fièrement l’emblème de leur dignité. Ces colliers aux multiples médailles, constituent de véritables trésors d’une réelle valeur historique.

Notre collier, actuellement encore, composé de près de 200 médailles, est un des plus beaux de la région.
















L’oiseau qui en constitue le centre est en argent massif, finement ciselé, et aurait été réalisé avec les médailles les plus anciennes. Il en subsiste malgré tout neuf qui ont 200 ans d’ancienneté ou presque. La plus vielle est celle d’Andréas Klinnen et date de 1755 . Celle de Philippe-Antoine van der Heyden, Comte de Belderbusch, date de 1761 et celle du Centenaire de la Société est gravée au nom de Martinus Jacops.

Presque tous les noms des plus nobles familles montzenoises figurent au répertoire des rois ; trois d’entre eux furent empereurs : le Baron Edouard de Broich, en 1822. P. J. Boffenrath, en 1867, et Léon van Biervliet, en 1925. A l’exception de quelques pièces, toutes les médailles sont en argent massif, en vermeil ou en or. L’une d’entre elles semble même être un bijou de famille (médaillon) sur lequel a été appliqué un motif constitué par une couronne de feuilles et deux fusils entrecroisés.

 

Mais si tout cela constitue la partie folklorique et historique de notre Société, il n’en demeure pas moins que la partie sportive, à l’heure actuelle, se développe de plus en plus grâce à la précision des armes et de la variété des tirs proposés (sur perche, à 50 mètres, à air comprimé, etc…).  (Voir aussi rubrique tir)



Du folklore au sport…


Le livre de caisse susmentionné nous renseigne  clairement sur le nombre et l’importance des prix obtenus aux fêtes de tir. Il faut malheureusement tourner bien des pages pour finalement rencontrer quelque chose d’intéressant… En 1922, un 5ème prix à La Calamine ; en 1923, un 10ème prix en partage ; en 1926, un prix à La Calamine et un 7ème prix en 1938, toujours à La Calamine, ainsi que quelques autres à propos desquels il n’est pas nécessaire de s’étendre.


Rien de bien très glorieux donc, admettons-le ! Ce sont donc tour à tour diverses Sociétés de la région qui s’illustrèrent par des résultats remarquables et qui se partagèrent les prix aux différentes perches. Chacune de ces Sociétés connut sa période faste .


De notre côté, il fallut un président dynamique, excellent tireur, pour porter la « Saint Etienne » de l’avant. Elu en 1953 comme président de la Société, le vétérinaire Gustave Stas allait réaliser ce tour de force.


Au volant de sa « Mercédès », dès qu’il avait une minute de temps, on le voyait sillonner la région, allant de Pierre à Paul, de Victor à Joseph, quérir des renseignements, se mettre réellement au courant et, sur sa lancée, grâce à l’appui de huit braves Montzenois (M. Hissel, L. Duyckaerts, M. Campo, G. Pauquet, E. Schyns, J. Vaessen, Fr. Franssen, Et. Langhor et le président lui-même)


Le 4 septembre 2009, un chapitre important de la St Etienne allait

définitivement s’achever, avec le décès de Mr Léon GIELEN, qui était

alors âgé de 87 ans.

Retracer succinctement le parcours de Mr Gielen au sein de la

St Etienne s'avère impossible tant il a apporté à notre groupement,

mais voici quelques dates qui illustrent l'importance et la place occupée

par celui qui fut véritablement un pilier de notre Société:


Mr Gielen est entré à la Saint Etienne en 1953.

Il a occupé la fonction de Maître d'armes durant 20 ans, de 1957 à 1977.

Il a également été Roy en 1959, mais aussi Lieutenant de 1980 jusqu'en 1995 et depuis 1995 il était Capitaine.

En 1962, c'est lui qui était le président organisateur du tricentenaire.

En 1963, pour succéder à Gustave Stas, Mr Gielen est devenu président de la Saint Etienne, et ce jusqu'au 31 décembre 2008, jour où il a remis sa démission pour raisons de santé.


Un tel parcours (56 années de membre et 45 années de présidence) mérite le plus grand des respects, et deux mots s'imposent fort logiquement : BRAVO et MERCI





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